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Et si les piscines municipales devenaient des refuges climatiques ?

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30.06.2026

Chaque crise laisse derrière elle deux obligations. La première consiste à protéger immédiatement les populations. La seconde, souvent plus discrète mais tout aussi décisive, consiste à comprendre les réponses apportées, leurs limites et les anticipations nécessaires avant la prochaine alerte. C’est à cette condition seulement qu’un événement subi peut devenir un apprentissage collectif.

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La canicule que nous venons de traverser appelle précisément cet exercice. Les températures extrêmes ont désorganisé des services, fermé des écoles, fragilisé les personnes âgées, les enfants, les travailleurs exposés et toutes celles et ceux qui vivent dans des logements mal isolés. Elles ont aussi rappelé une évidence : face aux vagues de chaleur, l’accès à l’eau, à la fraîcheur et à des espaces surveillés n’est pas un luxe, mais un enjeu de protection.

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Il faut d'abord reconnaître ce qui a bien fonctionné. Les dispositifs d'alerte sont aujourd'hui mieux installés qu'auparavant et les consignes sanitaires sont désormais bien identifiées. Les collectivités savent adapter certains services, identifier des lieux frais et relayer rapidement les messages de prudence. Dans plusieurs communes, des décisions concrètes ont été prises : gratuité temporaire des piscines, ouverture élargie, mobilisation d'équipements publics ou attention renforcée aux publics vulnérables. Dans l'agglomération de Sète (Hérault), par exemple, plusieurs piscines ont été rendues gratuites pendant l'épisode de fortes chaleurs afin........

© Marianne