Je suis enseignante et mon école va craquer
Je suis enseignante dans une école publique de quartier ni trop petite ni trop grande. Des fermetures de classe l’ont parfois menacée mais grâce à la mobilisation de l’équipe enseignante, des partenaires (agents spécialisés des écoles maternelles – Asem –, gardienne…) et des parents, elle a réussi à préserver toutes ses classes. Elle a même réussi à faire revenir certains élèves dont les parents pensaient que l’école privée serait de meilleure qualité. Elle avait gagné un statut dans son quartier.
Les menaces de fermetures ont fait partir des directrices mais les enseignants restaient. Ils ont fait vivre cette école en proposant de nombreux projets avec des pédagogies qui permettaient d’inclure tous les élèves.
Il faut savoir qu’au fur et à mesure des années, les politiques éducatives, les injonctions ministérielles, les programmes ont changé à une telle vitesse que parfois il est compliqué de savoir si nos classes ont gardé le cap. Mais le sourire des enfants, la confiance des parents, le travail collaboratif dans cette petite école de quartier, ont aidé les enseignants à poursuivre leurs efforts pour accueillir tous les élèves. L’équipe avait la prétention de penser que cela était suffisant pour que le bonheur de cette école perdure, même sans accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) formés, en nombre suffisant.
Mais avec le temps, les structures d’accueil pour les enfants à profil atypiques se sont fermées. Les enseignants ne recevaient toujours pas de formatio
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