Ta compagnie agentique, on n’en veut pas, boss!
EXPERTE INVITÉE. Une très grande entreprise internationale a affecté un employé basé au Canada à une mission qui ressemblait à une promesse: construire des agents IA pour toutes les équipes internes. Il a fait le tour des départements, écouté, puis livré. Plusieurs agents. Bien faits. Approuvés en haut lieu.
Personne ne s’en sert.
Ce n’est pas une anecdote isolée. C’est devenu le motif récurrent de mes conversations avec les organisations qui ont sauté à pieds joints dans la vague agentique. Les agents existent. Les budgets ont été dépensés. Les communiqués internes ont été envoyés. Et les courbes d’utilisation sont plates.
La marque IA est en crise au Canada
Au Canada, la marque IA traverse une crise qu’on ne voit pas encore dans les keynotes. Donald Trump récolte 18% d’opinions favorables ici, à peu près le plancher en politique canadienne. L’IA n’en est pas si loin: un Canadien sur deux la considère comme une menace pour l’humanité, et seuls 34% font confiance à ce qu’elle produit. Pour un outil censé être neutre et utile, c’est un signal qu’on ne peut pas balayer du revers de la main. Ce qu’on observe en entreprise est similaire. La vision agentique, tel qu’elle est vendue aujourd’hui, a un problème d’image auprès des personnes qu’elle est censée servir.
Le problème n’est pas la techno. C’est l’angle d’attaque.
Votre entreprise n’adopte pas l’IA et c’est de votre faute
Dans la plupart des cas que j’observe, les employés ne sont consultés ni en amont du........
