GES et économie: comment se tromper de cible
EXPERT INVITÉ. Le 22 janvier dernier, Bernard Drainville a annoncé repousser à 2035 l’atteinte de la cible de réduction des gaz à effet de serre (GES) du Québec. La principale raison invoquée était les «risques importants sur l’économie québécoise» associés aux efforts à faire pour réduire ces émissions.
Comme ministre de l’Environnement et prétendant au poste de premier ministre, Bernard Drainville devrait pourtant savoir que les émissions de GES ont diminué dans la plupart des secteurs au Québec.
Dans les bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels: -43% entre 1990 et 2023. Dans les matières résiduelles: -40%. Chez les grands émetteurs industriels: -23%. Tous ces chiffres viennent du ministère de l’Environnement, qu’il dirige.
Ces réductions n’ont pourtant pas du tout mis à mal l’économie du Québec.
Si le Québec n’a réduit que de 8,5% ses émissions totales de GES depuis 1990, c’est essentiellement parce qu’un secteur échoue à faire des progrès. Ce secteur est celui des transports. Avec une croissance de 28%, il est passé........
