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Il n’y a pas de «guerre commerciale» avec les États-Unis

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29.08.2026

EXPERT INVITÉ. Les Canadiens boycottent les produits américains et se croient en guerre commerciale avec Washington. Pourtant, à en croire ce que l’on sait sur les négociations en cours, les États-Unis offraient au Canada les meilleurs termes de tous leurs partenaires commerciaux. Difficile d’y voir là une déclaration de guerre de la part des États-Unis.

Posez-vous donc la question: si nous avions une entente favorable sur la table, à qui profite réellement le récit de la «menace trumpienne»?

Un pays périphérique qui se croit belligérant

Commençons par une observation qui n’est pas un reproche: depuis le 19e siècle, le Canada a toujours concédé une partie de sa souveraineté de facto aux États-Unis.

Que ce soit depuis le début de la guerre froide (de 1945 à 1989) pour la défense du continent nord-américain et même depuis le 19e siècle, avec la montée de la puissance économique américaine, le Canada joue un rôle de pays périphérique dans l’orbite américaine.

Tout comme le reste du continent américain, du nord au sud, d’ailleurs.

À l’instar de tous les pays, le Canada a la politique de sa géographie. Celle-ci lui confère l’avantage incroyable de partager une seule frontière terrestre avec la plus grande puissance économique, en plus de partager des racines historiques, culturelles et linguistiques communes avec celle-ci.

Cet avantage ne vient pas sans contrepartie, cependant.

Être voisin d’une superpuissance militaire et d’une économie qui est plus de 13 fois plus importante que la vôtre implique que vous n’aurez jamais «le gros bout du bâton» contre celle-ci.

Ce n’est pas un jugement de valeur, mais une observation objective et réaliste.

Il faut aussi se rappeler que les Américains, globalement, ne pensent pas au Canada, à quelques exceptions près, soit lors des matchs de hockey entre les deux pays aux Olympiques, lors de feux de forêt ou bien lors de négociations commerciales qui tournent mal.

Les tensions ne sont ressenties qu’au nord de la frontière, essentiellement.

Pour avoir vécu........

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