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L’Europe, l’Afrique et le Québec doivent collaborer face à la révolution IA

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28.07.2026

Un texte de Kuate Joël Parfait, consultant en intelligence artificielle, formateur certifié et auteur du livre L’Afrique et l’Intelligence Artificielle: Vers un Avenir Durable et Innovant (ia4africa.org). Il dirige Digital House Company, à Bruxelles.

LES IDÉES DES AFFAIRES. Chaque discussion sérieuse sur l’intelligence artificielle bute sur la même carte: deux blocs, les États-Unis et la Chine, captent l’essentiel du capital, du calcul et des modèles qui font l’actualité. Entre les deux, plus de 396 millions de francophones, répartis sur trois continents, avancent chacun de leur côté. Montréal a le Mila, l’institut fondé en 1993 par Yoshua Bengio, lauréat du prix Turing, qui vient de recevoir 36 millions de dollars de Québec pour tenir le cap sur trois décennies de recherche. L’Europe a son AI Act, déjà regardé de près sur tous les autres continents. L’Afrique a sa démographie, sa jeunesse, et une capacité prouvée à inventer des usages que personne d’autre n’avait vus venir. Trois forces réelles. Trois angles morts tout aussi réels. Et un actif commun, la langue, que ces trois écosystèmes exploitent encore chacun de son côté plutôt qu’ensemble.

Le Québec détient un avantage rare: la plus forte concentration universitaire au monde de chercheurs en apprentissage profond, répartie entre l’Université de Montréal, McGill, Polytechnique et HEC. Google y a rapatrié de Boston le chercheur Hugo Larochelle pour diriger une équipe Google Brain, aux côtés d’une équipe DeepMind dirigée par Doina........

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