A qui profitent les programmes d’occupation?
Arrivée en Suisse en 2017, Aline1>Tous les prénoms cités sont des prénoms d’emprunt. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4571330_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4571330_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], }); attend trois ans avant d’être reconnue réfugiée. Durant ces années, elle perçoit une aide sociale de 425 francs par mois (en sus du logement et de l’assurance maladie), un montant insuffisant pour couvrir ses besoins et la prise en charge de ses enfants mineurs restés au pays. Aline cherche un travail, mais son statut N («en cours de procédure») est un réel obstacle à l’embauche.
L’Hospice général lui propose alors d’intégrer des programmes d’occupation: durant deux ans, elle est chargée du débarrassage des poubelles et du tri des déchets, puis du nettoyage des toilettes de son foyer de 135 places. Ce travail lui prend deux à trois heures par jour (y compris parfois les week-ends), pour une rémunération mensuelle fixe de 150 francs. En considérant un travail de deux heures par jour uniquement les jours de semaine, cela représente un salaire horaire de 3,75 francs2>La brochure de l’EVAM dédiée aux travaux d’utilité publique dans le canton de Vaud (voirie, déchetterie, entretien des parcs, nettoyage des bus et des trains) détaille une rémunération de 300 francs par mois pour vingt........
