menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Les socialistes renient l’école laïque

13 0
08.03.2026

Créez-vous un compte gratuitement et retrouvez les contenus que vous avez sauvegardés.

Déjà un compte ? Se connecter

Faites plaisir à vos proches. En vous abonnant, vous pouvez offrir des articles.

Déjà un compte ? Se connecter

Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse.

Retrouvez ses chroniques

A l’école, dans les lycées ou gymnases comme dans les jardins d’enfants, les enseignantes musulmanes doivent pouvoir porter le voile et afficher ainsi leurs convictions religieuses. C’est ce que demande une résolution adoptée samedi dernier par le congrès du Parti socialiste suisse. Seules quelques voix, comme celle du conseiller national Benoît Gaillard, s’y sont opposées au nom du principe de la laïcité scolaire. Le PS met ainsi fin à ce qui était, avec l’égalité et la justice sociale, l’un des piliers du socialisme démocratique.

La résolution émanait de la commission thématique «Migrations et intégration». La présidence du parti en avait recommandé l’adoption. Selon ce texte, l’interdiction du voile pour les enseignantes «vide de sa substance le principe d’égalité…». Ce serait ainsi «l’expression du racisme anti-musulman». Parce que dans quelques cantons catholiques les crucifix continuent d’être suspendus dans les classes, malgré l’arrêt du Tribunal fédéral de 1990, et que certaines fêtes religieuses, comme Noël, y sont marquées, la commission, rejointe par la présidence du parti, estimait que l’égalité et la neutralité religieuses n’étaient plus respectées. Ce qui justifierait de renoncer à défendre la laïcité.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


© Le Temps