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Féminicides: les coupables sont désignés

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29.03.2026

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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse.

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L’an dernier, 25 femmes ont été tuées en Suisse par un proche, partenaire ou ex-partenaire. Un record de féminicides dramatique, un toutes les trois semaines. Cela place la Suisse parmi les pays européens où l’évolution est la plus préoccupante, derrière la Lettonie et la Lituanie. Car la statistique policière de la criminalité, publiée en début de semaine, recense aussi 41 tentatives de meurtres contre des femmes et 8660 cas de violences domestiques, du moins parvenues jusqu’à la police. Sur 55 personnes tuées l’an dernier, quelles qu’en soient les circonstances, 32 étaient des femmes. Celles-ci sont les premières victimes de la hausse des infractions violentes (+8,1%) constatées l’an dernier.

Comment comprendre alors, au-delà des positions idéologiques, qu’il a fallu une large coalition des conseillères nationales, de l’UDC Céline Amaudruz à la socialiste Tamara Funiciello, une manifestation sur la place Fédérale et une pétition, signée par quelque 450 000 personnes, pour que le Conseil national revienne finalement en décembre sur sa décision de couper 1 million dans les mesures de prévention contre les violences sexistes? Car si, l’an dernier, le nombre d’infractions relevant du Code pénal a globalement un peu diminué, c’est bien dans ce domaine du cercle intime que la Suisse doit se concentrer pour améliorer la sécurité générale.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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