Les opérations très spéciales du Kremlin
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Chaque samedi, notre journaliste Frédéric Koller commente l'actualité géopolitique de la semaine.
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Début février, deux figures de l’UDC genevoise se sont rendues à Moscou. Guy Mettan, président de la Chambre de commerce Eurasie-Suisse (ex-Union des Chambres de commerce Suisse-Russie & CEI) et ancien journaliste, et l’avocat Pierre Schifferli en ont rendu compte dans un récit publié le 20 février par la Tribune de Genève dans son espace «invités». Ils décrivent une capitale russe «où la vie continue comme d’habitude». En revanche, apprend-on, l’«humeur des Russes a changé». «Pas parce qu’elle serait devenue anti-Poutine, comme on le prétend chez nous, mais parce que les Russes affichent une déception croissante vis-à-vis de l’Europe.» Ils ont le sentiment d’être traités comme des «sous-hommes».
La voix de Guy Mettan, en Russie, n’est plus anodine. Ces deux derniers mois, le «politicien suisse» a été cité dans huit dépêches de l’agence Tass, surtout en lien avec les pourparlers de Genève sur l’Ukraine. S’il ne reprend pas le terme d’«opération militaire spéciale» utilisé par Moscou pour désigner son invasion de l’Ukraine, il évite soigneusement le terme de «guerre» tout en qualifiant l’attitude des Européens de «belliciste». C’est un peu la voix de la Suisse dans la presse officielle russe.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
