Vous nous avez écrit sur… le drame de Crans-Montana, l’affaire Dittli, Brigitte Bardot…
Créez-vous un compte gratuitement et retrouvez les contenus que vous avez sauvegardés.
Déjà un compte ? Se connecter
1- Les normes servent d’abord à nous protéger
Marc Zaninetti, Grand-Lancy (GE)
Depuis le 1er janvier et la tragédie de Crans-Montana, on entend beaucoup parler de normes, de règles, de contrôles (pas faits, pas respectées). Avant le 1er janvier, on entendait surtout certain(e) s partis/personnes condamner la bureaucratie, les normes, les régulations, trop envahissantes, trop chères. Curieusement, ce sont les mêmes partis/personnes qui en général sont très attachés aux problèmes de sécurité. On aura au moins appris depuis le 1er janvier que les régulations, les normes, la bureaucratie ne sont pas là en priorité pour embêter, mais pour protéger les consommateurs et apporter de la sécurité aux citoyens, que ce soit en rapport avec l’alimentation, l’énergie, les transports, la finance ou les constructions.
Je ne prétends pas qu’il ne faut jamais remettre en cause certaines régulations et la bureaucratie qui va avec, mais il s’agit alors d’établir un solide rapport bénéfice/risque. Que les partis/personnes qui cherchent systématiquement à démanteler l’acquis au nom d’économies ou de séduction d’électeurs aient l’honnêteté de nous dire ce que nous, citoyens/consommateurs, y perdons: protection et sécurité.
2- Besoin de personne? Si, de nos voisins!
Dr Jean Martin, ancien médecin cantonal, Echandens (VD)
Le pays reste sous le choc de la tragédie de Crans-Montana. Beaucoup connaissent de près ou de loin des familles touchées. Qui aurait cru que ces choses puissent arriver chez nous? Le deuil national du 9 janvier nous a unis dans un moment profond.
En ce début d’année, nous avons bénéficié de nombreuses aides pratiques, notamment dans le domaine des soins aux personnes brûlées, dont on sait combien ils sont exigeants, nécessitant l’engagement de multiples professionnel-les et structures expertes. Par notre Réseau national de médecine de catastrophe, nous avons eu accès aux compétences de son homologue de l’Union européenne. Cette solidarité internationale a été impressionnante (y compris la présence des présidents français et italien à Martigny).
Il faudra repenser à tête reposée à ce que cette expérience traumatisante veut dire sur notre situation en Europe. Nous aurons à nouveau dans un proche avenir des débats vifs sur les relations avec nos voisins. Avec de........
