La réponse au mensonge n’est pas la censure, mais sa contradiction
Il fallait bien un nouvel ennemi à la démocratie française. Marine Tondelier l’a trouvé : X. La secrétaire nationale des Écologistes a proposé cet été l’interdiction du réseau social. Elle s’inscrit dans une ambiance d’hostilité devenue permanente, en France comme à Bruxelles, envers la plateforme d’Elon Musk.
Derrière les accusations répétées reviennent toujours trois griefs : X laisserait prospérer les fausses informations, tolérerait les contenus haineux et manipulerait politiquement son algorithme. Trois problèmes réels. Mais aussi trois problèmes auxquels X a apporté des réponses que l’on devrait au moins avoir l’honnêteté de regarder.
Prenons d’abord les fake news. Défendre la liberté d’expression ne consiste évidemment pas à considérer que toutes les affirmations se valent. Une démocratie saine suppose que nous puissions nous accorder sur un minimum de faits. Mais la nécessité de faire triompher la vérité ne justifie pas que nous confiions à l’État, à une plateforme ou à quelques arbitres autoproclamés le pouvoir de déterminer préventivement ce qui peut être dit.
La contradiction plutôt que la censure
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