Pigasse, Mouglalis, Traoré… La tartuferie des capitalistes anticapitalistes
Il est loin le temps où la philosophe Simone Weil renonçait à sa condition pour éprouver, comme les ouvriers qu’elle défendait, la dureté de la vie à l’usine. Il est révolu le temps où l’écrivain George Orwell plongeait dans les bas-fonds de Londres, lui l’ancien élève d’Eton, pour être au plus près de la misère humaine. Il est fini le temps où Jean-Paul Sartre déclarait, après son refus du prix Nobel en 1964 : « Je me conteste en tant qu’intellectuel bourgeois. »
La dernière livraison du Canard enchaîné nous révèle l’addition des vacances de Matthieu Pigasse, le banquier rouge, sur l’île Moustique : 130 000 euros la semaine. Entendons-nous bien : ce n’est pas ici que nous reprocherons à quiconque d’user comme il l’entend de son argent.
On se le permet avec Pigasse car l’homme n’a de cesse de donner des leçons de maintien, de dénoncer les inégalités, de se dresser contre les injustices, de pourfendre la........
