Choc pétrolier : la France refait les erreurs des années 1970
L’escalade s’accélère dans la guerre d’Iran avec la multiplication des attaques sur les infrastructures pétrolières et le blocage du détroit d’Ormuz, créant un risque majeur pour la sécurité énergétique mondiale, indissociable d’un nouveau choc pétrolier.
Les frappes israéliennes conduites le 18 mars sur le gisement offshore de South Pars ont entraîné une violente réplique de l’Iran sur le site gazier de Ras Laffan au Qatar - dont 17 % des capacités ont été gravement endommagées alors qu’il produit le cinquième du GNL consommé dans le monde - et sur le port saoudien de Yanbu sur la mer Rouge qui permet de contourner le blocus d’Ormuz. Simultanément, les installations pétrolières des Émirats arabes unis, du Koweït et de Bahreïn ont été ciblées et touchées.
Un prix du baril qui a presque doublé
La stratégie des mollahs consistant à étendre le conflit dans le temps et dans l’espace tout en frappant les infrastructures pétrolières des pays du Golfe provoque un choc d’offre sur le marché des hydrocarbures. Il est aggravé par le blocage du détroit d’Ormuz par lequel transitent 11 % du commerce mondial, 34 % du pétrole et 30 % du GNL mais aussi 20 % des engrais azotés ou du soufre. Avec pour conséquence immédiate une explosion des prix liée aux risques de pénurie. Depuis février, le prix du baril de Brent est ainsi passé de 60 à près de 120 dollars et celui du mégawatt/heure de gaz de 35 à plus de 63 euros.
Le choc pétrolier sera dévastateur pour une économie mondiale déjà affaiblie par l’éclatement de la mondialisation, la........
