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Course à l’IA : et si le salut venait des armes biologiques ?

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Tout indique que les entreprises chinoises d’IA se livrent, elles aussi, à une course acharnée pour être les premières à atteindre l’intelligence artificielle générale (IAG) (système capable de reproduire et d’égaler les capacités cognitives humaines dans toute leur diversité) – et qu’elles comptent bien, pour y parvenir, sur l’amélioration récursive autonome (processus par lequel un système enrichit sa propre capacité à s’améliorer).

Avec l’aplomb dont la rhétorique du Parti communiste chinois (PCC) est coutumière, Pékin affirme désormais que les problèmes de sécurité liés à l’IA sont le fait des laboratoires américains en pointe, Anthropic en tête. Voilà qui est assez singulier, puisque les modèles chinois sont souvent proposés avec des poids ouverts (modèles dont les paramètres entraînés sont publiés et téléchargeables) et se prêtent donc bien plus facilement à des détournements malveillants.

Le secrétaire du PCC et ministre de la Sécurité d’État Chen Yixin ne s’en cache pas : la priorité absolue de la Chine est de « préserver la direction générale du parti face aux ennemis intérieurs et extérieurs susceptibles d’utiliser l’IA pour la saper ».

On devine sans peine quel ennemi extérieur Chen Yixin vise en priorité. Et c’est bien pourquoi les chances d’une quelconque détente sino-américaine sur l’IA paraissent si minces.

L’administration Trump, son prédécesseur démocrate – lire ce qu’en dit Jake Sullivan – et les laboratoires américains eux-mêmes, Anthropic en tête, assument trop ouvertement vouloir que les États-Unis gagnent la course à l’IAG précisément pour empêcher la Chine de la remporter.

La Chine, laboratoire des dérives de l’IA

Leur argumentaire repose sur une masse d’indices montrant que le PCC mobilise déjà les capacités de l’IA à des fins hostiles.

Il y a encore peu de temps, je........

© Le Point