La vraie question, c’est celle de l’universalité
Pour la Cour supérieure du Québec, la Cour d’appel du Québec et la Cour suprême du Canada, les demandeurs d’asile doivent avoir accès aux services de garde à tarif réduit.
Or, le problème n’en est pas vraiment un de statut sur le territoire. Le vrai problème, c’est l’idée de l’universalité des services publics.
On manque toujours de places
Faire le débat sur l’accessibilité en faisant reposer les listes d’attente sur les épaules de ceux-ci ou de ceux-là, c’est simpliste, c’est populiste et ça peut rapidement devenir clivant.
Faire le débat sur le coût des services publics, c’est incontournable. Surtout quand une grande partie des missions de l’État sont à la fois trop coûteuses et trop limitées.
En ce qui concerne les services de garde, la question qu’on devrait se poser, c’est celle de l’incapacité du gouvernement de mener à maturité un réseau pourtant essentiel qui est à la fois un facteur d’émancipation des femmes et de protection des enfants.
Je me souviens d’un accrochage intéressant que j’ai eu avec une patronne quand j’étais attachée politique au ministère de la Famille, il y a presque 20 ans.
Si le nombre de places en service de garde est insuffisant pour accueillir tous les enfants, pourquoi est-ce qu’on ne les accorde pas en priorité à ceux qui en ont le plus besoin tant que le système n’est pas à maturité ? La réponse : l’universalité.
Panier généreux et moyens limités
L’accueil de très nombreux nouveaux arrivants accroît la demande pour nos services, mais on oublie qu’ils aident aussi à les offrir et à les financer.
La bonne question concerne le panier de services universels et la gestion de ceux-ci.
Pour ma part, je continue de croire que les services publics devraient être accordés en priorité en fonction des besoins, mais surtout qu’on doit impérativement en améliorer la gestion pour en diminuer le coût.
