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On ne protège pas la population!

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30.03.2026

On dit souvent que le système de santé est malade.

Mais le système de justice ne se porte pas mieux.

Régulièrement, mes collègues Maxime Deland, Michaël Nguyen, Camille Payant et Valérie Gonthier nous apprennent que des criminels dangereux s’en tirent avec des tapes sur les doigts.

Des peines bonbon, des sentences Netflix ou des peines à purger « au sein de la communauté ».

Lorsqu’ils ne sont pas carrément libérés en attente de leur procès.

Coudonc, le système de justice n’est-il pas censé protéger la population ?

Les portes tournantes

Dernière histoire en date : Jerry Boncy.

Le gars a un dossier judiciaire long comme le bras.

Depuis le milieu des années 90, il a effectué plusieurs séjours en prison, notamment pour agression armée, menaces de mort, introduction par effraction et possession d’arme.

Bref, un récidiviste dangereux qui commet des crimes violents à répétition.

Il sort de prison, commet un crime, puis y retourne.

Le gars a récemment été arrêté pour agression sexuelle contre une femme.

L’a-t-on gardé en prison en attendant son procès ?

Non : on l’a libéré sous caution.

Résultat : jeudi, il a été arrêté de nouveau. Il aurait agressé deux autres femmes. Peut-être plus.

Mais qu’est-ce que ce gars faisait dehors ? Qui a décidé qu’il ne représentait pas un danger pour la société ?

Si ce n’étaient des génies qui l’ont laissé sortir, ses victimes n’auraient pas vécu le calvaire qu’elles ont vécu.

Des histoires comme ça, il y en a plein.

Ce n’est pas un système de justice, c’est une passoire.

Autre histoire débile : Rosenthal Jr Dorleans.

Le gars est incapable de contrôler ses pulsions déviantes.

Depuis 2015, il a fait face à la justice à de nombreuses reprises pour divers crimes d’ordre sexuel à l’égard des femmes.

Tu regardes le mot « Maniaque » dans le dictionnaire et tu vois sa photo.

En 2017, il a été condamné à deux reprises pour des actions indécentes.

Chaque fois, il a écopé d’une probation, c’est-à-dire une peine « à purger dans la communauté ».

En 2018, il a plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle. Il n’a passé qu’un jour en prison, car il avait passé six mois (seulement six mois, pour une agression sexuelle !) en détention préventive.

Deux ans plus tard, même cirque. Il s’est fait prendre pour des actions indécentes.

Encore une peine « à purger dans la communauté »!

Idem en 2024. Même crime. Même peine bonbon, à purger chez lui, les deux pieds sur le pouf et la télécommande dans la main.

Et quand il retourne chez lui, il enfreint – bien sûr – régulièrement ses conditions.

C’est clair, le gars a la bizoune en feu.

Il n’y a rien à faire avec lui.

Or, il vient d’être arrêté de nouveau pour avoir commis des crimes sexuels sur des adolescentes dans des autobus !

Mais quelle surprise !!!!

On n’aurait jamais pu prévoir ça !!!!

Va-t-on encore l’envoyer chez lui ?

Si on manque de prisons, construisons-en, bon Dieu !

Mais pourquoi chaque fois que ce dangereux pervers a été arrêté, on lui a donné une sentence bonbon ?

Savez-vous c’est quoi, un récidiviste ?

C’est quelqu’un qui récidive !

À quand un système de justice digne de ce nom ?


© Le Journal de Montréal