L’âne de Buridan et Le destin du Québec
Vous avez déjà entendu parler du dilemme absurde auquel est confronté l’âne de Buridan ? Voici en quoi cela consiste. Imaginez un âne à la fois affamé et assoiffé qui se trouve à égale distance d’un tas d’avoine et d’un seau d’eau. Que va-t-il faire ? Étancher sa soif en premier ou combler sa faim d’abord ? Toutefois, notre pauvre âne hésite et soupèse la situation tellement longuement qu’incapable de se décider, il finit par s’éteindre tout doucement sans faire de bruit.
Si je fais allusion à cette fable, c’est pour comparer le sort misérable de cet âne au destin du peuple québécois, de ceux qui ne cesse d’affirmer qu’ils sont fiers d’être Québécois et que le Québec forme un grand peuple qui a le droit à l’autodétermination, etc.
Sauf qu’au moment de prendre une décision existentielle, un peu à l’image de notre âne, le peuple québécois hésite, prend peur face aux menaces de certains, se laisse berner par de belles promesses, considère que le fruit n’est pas encore mûr... et finit tout doucement par se complaire dans le statu quo, le confort ou l’indifférence.
Aimer se bercer d’illusions
Dans son dernier essai intitulé Le destin du Québec : trois axes d’une histoire, Claude Corbo nous livre une très lucide réflexion sur la nation québécoise à partir de trois axes ou de trois tendances lourdes qui modulent et infléchissent son avenir depuis plus de deux siècles et qui........
