menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Idées|La musique de film, au-delà des superproductions Vincent Laurin-Pratte

41 0
17.07.2026

Dans un récent texte publié dans le « D Magazine » du Devoir, le journaliste et critique Christophe Huss réfléchissait, aux côtés du compositeur et musicologue français Karol Beffa, à la « lente agonie de la musique de film », réagissant à la vidéo éponyme du youtubeur français Étienne Guéreau. Si je salue la perspective érudite de M. Beffa, je remarque également que le compte rendu de l’article n’est pas exempt de certains des écueils qui habitent trop souvent ces discussions.

Il est de bon ton, semble-t-il, d’affirmer la dégénérescence de la musique de film contemporaine, position souvent nourrie d’un mélange de nostalgie et d’arrogance. M. Guéreau — dont je souligne au passage les indéniables habiletés musicales — n’en est malheureusement pas à ses premières frasques en la matière. Certaines de ses positions tendent à établir une équivalence très réductrice entre, par exemple, le nombre d’accords (ou leur complexité) au sein d’une pièce et les mérites de celle-ci.

Cette approche « comptable » de la musique occulte malheureusement tout un tas d’innovations qui touchent à d’autres paramètres musicaux : rythme, forme, mixage, production, et........

© Le Devoir