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Les intérêts nationaux du Québec et les négociations commerciales

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28.08.2026

Avec « Le monde dans l’urne », le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) s’allie au Devoir afin d’approfondir la conversation électorale au moyen de lectures stratégiques internationales. Cette semaine, on s’intéresse à la défense des intérêts québécois dans le cadre des négociations commerciales canado-américaines.

« Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu. » La formule employée par Mark Carney à Davos, le 20 janvier 2026, illustre bien l’un des enjeux auxquels le Québec fait aujourd’hui face dans ses relations avec Ottawa, notamment dans le contexte des négociations commerciales avec les États-Unis et de la diversification internationale entreprise par le gouvernement canadien.

Lorsque des négociations internationales touchent directement les compétences constitutionnelles du Québec, ses intérêts économiques ou certaines caractéristiques de son modèle social et linguistique, la question de sa participation au processus de négociation se pose nécessairement. La nouvelle politique internationale du Québec, rendue publique en juin 2026, réaffirme d’ailleurs clairement cette question. La politique précise que le Québec entend participer étroitement aux négociations touchant ses intérêts et peut refuser de mettre en œuvre un accord s’il estime ne pas avoir été suffisamment consulté.

Cette position trouve un écho important dans l’opinion publique. Un sondage CROP que j’ai commandé en début d’année avec Robert Bernier pour l’ouvrage Les nouveaux défis de l’État québécois, que nous ferons paraître aux Éditions Druide le........

© Le Devoir