L’actif invisible
Les assurances de personne soulèvent rarement l’enthousiasme. Après tout, il existe des dépenses beaucoup plus attrayantes que celle qui consiste à payer une prime pour un événement qu’on espère ne jamais vivre. Néanmoins, celles-ci représentent un outil nécessaire dans la vie financière de pratiquement tout le monde.
Les objections sont naturelles, voire automatiques, quand vient le temps d’y souscrire. Derrière celles qui reviennent le plus fréquemment, il y a une constante : « Je ne comprends pas pourquoi je devrais valoir davantage mort qu’aujourd’hui, vivant. »
Cette question, bien que légitime, repose sur une confusion entre la valeur d’une personne et sa valeur économique.
La valeur économique d’une vie humaine
Les économistes utilisent depuis longtemps la notion de capital humain pour désigner la capacité d’une personne à générer du revenu au cours de sa vie active. Entendons-nous, il n’est pas possible de quantifier la valeur du lien affectif avec un enfant, un conjoint ou un parent. Mais il est possible d’estimer l’impact financier qu’entraînerait leur décès, leur invalidité ou leur maladie grave pour les proches.
En réalité, la plupart des plans financiers reposent sur une hypothèse fondamentale, soit la capacité à générer du revenu pendant une certaine période, dont la durée varie selon les objectifs personnels, le coût de vie, la situation familiale et l’âge souhaité pour la retraite, notamment.
Il existe différentes approches pour la calculer. La première consiste à calculer la valeur actualisée du revenu futur. Autrement dit, en établissant la valeur actuelle........
