Plus rien ne va
« Plus rien n’a de sens, plus rien ne va. » Les paroles de la chanson Désenchantée de Mylène Farmer résonnent fort en moi depuis quelque temps. Mes repères moraux, ma foi en l’humanité et mon éternel optimisme semblent vouloir partir en fumée.
Imaginez une seconde que des individus masqués cognent à votre porte. Puis, sans même y être invitées, ces mêmes personnes entrent chez vous en vous menaçant avec une arme sur la base d’un simple mandat administratif. Il y a fort à parier que vous seriez terrorisé. Moi, en tout cas, je le serais, persuadée d’être devant des malotrus qui me veulent du mal et non pas devant des agents gouvernementaux.
Dans une démocratie digne de ce nom, les forces coercitives agissent dans un cadre légal et doivent répondre de leurs actes. Ce n’est plus le cas aux États-Unis, depuis que l’ICE, le bras armé de la politique anti-immigration de Donald Trump, bafoue l’État de droit, sème la terreur et abuse de son pouvoir.
L’une des mesures les plus critiquées du gouvernement Trump est la signature d’une note qui autorise les agents à entrer dans les domiciles sans mandat pénal, ce qui va à l’encontre du quatrième amendement protégeant les citoyens contre des perquisitions arbitraires. Désormais, il est juridiquement possible d’entrer dans la maison des gens et de les arrêter sans une autorisation dûment signée par un juge. La voyez-vous, la dérive fascisante se montrer le bout du nez dans ce qui était jusqu’à dernièrement la plus grande démocratie du monde ?
J’ai........
