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La route est encore longue

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09.09.2026

Je viens d’atteindre l’âge symbolique du demi-siècle. Cinquante balais ! Je suis un rutilant modèle 76, avec toutes les pièces d’origine, sauf deux petits ligaments croisés antérieurs et un inutile appendice. Mon bazou roule encore très bien, il tient bien la route et se sort des bancs de neige mieux que certains modèles plus récents. Sa carrosserie robuste et la largeur de son coffre arrière génèrent un sentiment de sécurité tout en offrant un certain confort.

Laissons là les métaphores automobiles. Je suis donc rendue à cet âge où, paraît-il, les choses se déposent. L’impatience de la jeunesse fait place à une forme de sérénité face au temps que les choses prennent parfois pour advenir. Cette période de la vie où la contemplation, la reconnaissance et la bienveillance remplacent, tout doucement, les élans impétueux de l’âge tendre.

Je ne fais pas exception. Je me rends bien compte que, dans l’attente d’une fête dans ma cour, je prends plus de soin à faire pousser des tournesols et des cosmos qu’à choisir la tenue qui mettra en valeur ma chute de reins. Ce changement s’opère tout doucement, malgré le chaotique chemin hormonal qui lui est inhérent. Un jour, nous comprenons avec soulagement que nous sommes arrivés quelque part. Avec un peu de chance, ce « quelque part » nous correspond. Rien n’est parfait, évidemment. Mais dans l’ensemble, mon bel époux, mes grands enfants, mes amitiés et même mon gagne-pain me comblent de joie et de........

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