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La jeunesse de LQ

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14.04.2026

Chaque semaine, Le Devoir offre un espace aux artisans d’un périodique. Cette semaine, nous vous proposons un extrait d’un texte de la revue LQ (Lettres québécoises), no 200.

Dès le début de ma carrière d’écrivain, le travail de critique a été l’accompagnement nécessaire à ma pratique de la poésie. Lire les autres poètes, comprendre leur démarche, mesurer leurs réussites comme leurs faux pas, sans parachute, au risque de mal comprendre, de me tromper, cela fut pour moi, dans les années 1970, une entreprise passionnée dont le champ d’exercice était Lettres québécoises, lieu d’apprentissage de ma liberté critique et de ma réflexion sur la poésie.

Lettres québécoises a vu le jour en 1976. Pendant près de six ans, jusqu’en 1982, j’ai eu carte blanche pour parler des écritures en émergence. Mon constat initial sur la poésie des années 1970 était assez désobligeant, comme en témoigne le titre grinçant de ma première chronique : « Les vaches maigres ». Mon sentiment était qu’il y avait un manque d’ancrage dans la réalité, une dominance du flou, d’expérimentations et de subversions inabouties.

Bien des œuvres importantes étaient pourtant en train d’advenir : Denise Desautels, Paul Chanel Malenfant, Marie Uguay, Alexis........

© Le Devoir