L’exploration spatiale comme un sport extrême
La poussière (de Lune ?) retombe lentement sur la mission Artemis II, qui a fait les manchettes au cours des dernières semaines, et on peut déjà se demander ce qu’il en restera. Sous le regard de millions de curieux plus ou moins attentifs, quatre humains se sont envolés dans l’espace, ont fait le tour de la Lune et ont amerri dans l’océan Pacifique quelques jours plus tard. En cela, Artemis II a simplement répété, avec une technologie bien meilleure, reconnaissons-le, l’exploit réalisé par les astronautes de la mission Apollo 8, en décembre 1968. Tout ça pour ça ?
On nous a présenté Artemis II comme une étape importante en vue des missions Artemis III et les suivantes, qui devraient ramener des astronautes sur la Lune près de 60 ans après l’exploit d’Apollo 11 en juillet 1969. Avouons que cela sent un peu le réchauffé… À moins que le véritable but de l’exercice soit plutôt de damer le pion à la Chine, qui s’impose de plus en plus dans l’espace et prévoit l’alunissage de taïkonautes sous peu. « L’histoire ne se répète pas, mais elle rime souvent », dira-t-on : tout cela ne ressemble-t-il pas de plus en plus à une nouvelle course à l’espace entre la Chine et les États-Unis ?
On nous a également présenté le survol de la Lune par les quatre astronautes d’Artemis II comme une exploration scientifique d’envergure. Les astronautes allaient scruter la Lune à l’œil nu et relayer leurs observations à des scientifiques attentifs. Balivernes !
Grâce aux nombreuses sondes spatiales lancées vers notre satellite depuis des décennies, nous........
