Quand la prévention devient une question de vie ou de mort
Depuis quelques mois, les médias québécois rapportent une recrudescence de décès attribuables à des surdoses de différentes drogues. Ce phénomène n’est pas nouveau et malheureusement il s’intensifie. Pour moi, cette crise a un visage : celui de mon fils Nikian.
Le 24 mai 2024, Nikian, 19 ans, est décédé de la consommation d’une drogue qu’on lui avait présentée comme étant un antidouleur (Dilaudid). Les analyses toxicologiques du produit indiquaient la présence d’isotonitazène, un puissant opiacé synthétique mortel. En un instant, tous ses rêves et tous ceux que nous portions pour lui se sont éteints. Il avait toute la vie devant lui.
Après Montréal, la crise des surdoses s’étend maintenant aux régions du Québec. Longtemps associée aux opioïdes, elle est désormais alimentée par de nouvelles substances. Selon l’INSPQ, les décès liés aux stimulants sont désormais aussi fréquents que ceux liés aux opioïdes. Cette réalité prend de l’expansion alors que nous nous sentons collectivement impuissants. Et pourtant, derrière les statistiques, il y a une vie fauchée, une famille bouleversée à jamais, des parents au cœur brisé.
« Maman, si Nikian a été sacrifié, c’est pour qu’on puisse sauver d’autres enfants. »
Ces........
