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De quelques bizarreries visées par les Rectifications de l’orthographe

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01.08.2026

L’été ramène dans son sillage la bien-aimée rubrique Point de langue, avec pour guide la professeure Mireille Elchacar. La lexicologue québécoise vous invite à penser le français autrement dans une formule à mi-chemin entre l’essai et la vulgarisation scientifique.

Même si les propositions de changements orthographiques sur la table en ce moment sont somme toute modestes, plusieurs faussetés circulent à leur sujet. Une de ces rumeurs est que les Rectifications de l’orthographe (dorénavant RO), d’abord proposées en 1990, recommandent d’écrire au son.

En réalité, les RO ne ciblent que quelques points très précis de l’orthographe que je résume ici brièvement (vous pouvez en voir le détail sur le site de l’Office québécois de la langue française).

Les RO proposent de souder un certain nombre de mots composés (entretemps, portemonnaie, rondpoint) et de relier par un trait d’union tous les numéraux composés (dix-mille-deux-cents). Elles suggèrent de généraliser l’ajout du « s » final pour la formation du pluriel, y compris pour les mots composés qui conservent leur trait d’union (essuie-mains) et pour les emprunts (matchs).

Du côté des accents, on supprime le circonflexe s’il ne joue pas un rôle distinctif entre deux homophones (maitrise et aout, mais l’adjectif sûr demeure pour le distinguer de la préposition sur) et on fait coïncider l’accent avec la prononciation contemporaine (événement et céleri deviennent événement et cèleri). Le tréma se déplace sur la voyelle qu’il faut prononcer (aigüe, ambigüe) et on suggère d’en ajouter afin de rendre compte de la prononciation correcte (argüer, gageüre). On simplifie certaines consonnes........

© Le Devoir