menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Les vierges offensées

32 0
09.05.2026

Il était savoureux de voir libéraux et caquistes s’offusquer de voir l’Ontario utiliser l’argument de l’instabilité politique du Québec pour convaincre le gouvernement Carney de choisir Toronto plutôt que Montréal comme siège de la future Banque de la défense.

Le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, a dénoncé des « arguments de peur » qui, aux dires du leader parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, « n’ont pas leur place » dans cette compétition entre les deux villes.

La première ministre Fréchette n’a pas voulu s’abaisser à commenter ce coup bas. « Je n’embarque pas là-dedans », a-t-elle dit, préférant invoquer des arguments plus nobles, comme l’expertise du Québec en matière d’aéronautique ou d’aérospatiale.

Cette soudaine pudeur à évoquer l’instabilité que créeraient l’élection d’un gouvernement péquiste et l’éventualité d’un référendum relève de la tartufferie. Depuis que le Parti québécois (PQ) est rené de ses cendres et a pris la tête dans les sondages, la Coalition avenir Québec et le PLQ rivalisent de prédictions funestes.

Depuis le « coup de la Brink’s », en 1970, on s’est employé de toutes les façons possibles, et avec un indéniable succès, à........

© Le Devoir