La débandade de la CAQ
Le très estimé ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, est devenu jeudi le 33e député caquiste et le troisième ministre en trois jours à annoncer qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat le 5 octobre prochain. Et la première ministre Fréchette n’a pas été en mesure de garantir que la liste ne s’allongera pas davantage.
Un certain renouvellement est sans doute normal — et même souhaitable — au sein d’un parti qui est au pouvoir depuis huit ans. Le sang neuf est toujours bienvenu. Ce qui se passe présentement à la Coalition avenir Québec va cependant au-delà du simple renouveau, cela prend plutôt des allures de débandade.
Entre 2003 et 2012, le Parti libéral de Jean Charest avait aussi souffert de l’usure du temps. Il avait même dû subir pendant un an et demi l’épreuve d’un gouvernement minoritaire avant de retrouver une majorité. Pourtant, des 66 députés libéraux qui avaient été élus aux élections de décembre 2008, seulement 13 ne s’étaient pas représentés quatre ans plus tard.
Ils auraient été encore moins nombreux si le député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard, qui était une étoile montante dont la réélection semblait assurée, n’était pas décédé prématurément, et si son collègue de LaFontaine, Tony Tomassi, n’avait pas été forcé de démissionner en raison d’allégations de favoritisme dans l’octroi de permis de garderie lorsqu’il était ministre de la Famille.
Il est........
