menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

L’occasion fait le larron

26 0
13.03.2026

N’eût été le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Mark Carney ne se serait sans doute pas lancé en politique, même s’il avait laissé fantasmer ceux qui le voyaient dans leur soupe depuis des années. Il est la parfaite illustration du proverbe voulant que l’occasion fasse le larron. La bonne personne s’est retrouvée au bon endroit au bon moment.

Alors que la victoire des conservateurs de Pierre Poilievre semblait pratiquement assurée, un homme aussi manifestement peu friand de la joute parlementaire n’aurait pas sacrifié une situation aussi confortable et lucrative que la sienne dans le jet-set international de la finance pour jouer pendant des années le rôle ingrat de chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes.

Le propre de la conjoncture est d’être temporaire. C’est précisément pourquoi il faut savoir en profiter, et M. Carney l’a fait d’une manière qui force l’admiration. À défaut d’expérience politique, il avait certainement l’instinct et le talent.

Il n’est pas surprenant qu’un esprit aussi pragmatique n’ait pas hésité à sacrifier les valeurs que prétendait défendre son parti pour s’adapter à la nouvelle réalité, qu’il s’agisse de la protection de l’environnement ou de la défense des droits de la personne.........

© Le Devoir