L’illumination tardive d’Alexandre Boulerice
Même si son déménagement était programmé depuis un bon moment, on peut imaginer le soulagement que doit éprouver Alexandre Boulerice en quittant le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour retourner à Québec solidaire (QS). En effet, aussi moribond qu’il paraisse, QS semble pétant de santé en comparaison.
Quinze ans après la « vague orange » qui l’avait fait élire pour la première fois, le député de Rosemont–La Petite-Patrie se retrouvait dans un parti qui a pris des allures d’extraterrestre vu du Québec. Aucun de ses cinq ex-collègues ayant survécu aux élections fédérales d’avril 2025 ne représente une circonscription située à l’est de Winnipeg. Et le nouveau chef du NPD, qui ne siège pas à la Chambre des communes, est un activiste britanno-colombien dont le français est pour le moins hésitant.
Bien entendu, changer de parti peut nécessiter certains changements. Ainsi, en 2011, M. Boulerice affirmait ne pas être souverainiste. « Ce qui est important pour moi, ce sont les causes sociales et environnementales », disait-il. Aujourd’hui, il explique que l’expérience de siéger dans le Parlement d’un pays souverain lui a fait découvrir les avantages d’un État indépendant.
Il est quand même un peu étonnant que cela ait pris 15 ans, mais puisqu’il le dit.
Il paraît nettement plus probable qu’il ait tu ses........
