Chronique | Le calumet de la paix
Mercredi, les dirigeants des quatre grandes centrales syndicales sont sortis enchantés de leur rencontre avec la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette.
« C’est un autre univers. Ce n’est pas le même ton. Beaucoup plus d’écoute… Jamais, dans la rencontre d’aujourd’hui, on n’a senti un esprit de confrontation », a déclaré la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville. « Le ton était cordial, professionnel, raisonnable et responsable », a renchéri le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Olivier Carrière. « On ne s’est pas fait accueillir avec un ton belliqueux. »
Rien à voir avec l’acrimonie qui caractérisait les relations entre le gouvernement de François Legault et le monde syndical dans les deux dernières années. Elle avait atteint un sommet en novembre dernier lors de la comparution de la présidente de la FTQ, Magali Picard, devant la commission parlementaire qui étudiait le projet de loi 3 visant à « moderniser » la gouvernance syndicale.
Très remontée, Mme Picard avait invectivé le ministre du Travail, Jean Boulet, qu’elle avait qualifié d’« innocent ». Son projet de loi équivalait à une « déclaration de guerre », qui ne laissait pas d’autre option aux syndicats que de « paralyser le Québec » en déclenchant une « grève sociale » au printemps.
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