Chronique|La boîte de Pandore Michel David
Le ministre du Travail et des Relations canadiennes, Jean Boulet, n’en est pas à sa première déclaration controversée.
Durant la campagne électorale de 2022, il avait soulevé un tollé en déclarant que « 80 % des immigrants s’en vont à Montréal, ne travaillent pas, ne parlent pas français ou n’adhèrent pas aux valeurs de la société québécoise ». M. Boulet s’était confondu en excuses et avait reconnu que ses propos, échappés « dans la chaleur d’un débat », étaient « complètement faux ». Mais le mal était fait. Même s’il avait été réélu haut la main dans sa circonscription de Trois-Rivières, il s’était clairement disqualifié pour le poste de ministre de l’Immigration qu’il occupait alors depuis un an.
Cette semaine, personne n’a été étonné d’apprendre que cet ancien président du Parti libéral du Canada pour la région Mauricie–Bois-Francs–Drummond, à l’époque de Jean Chrétien, voterait à nouveau non s’il y avait un référendum sur la souveraineté au cours des prochaines années. La surprise a plutôt été qu’il le dise haut et fort, alors que le mot d’ordre depuis la création de la Coalition avenir Québec (CAQ) était de répéter que les Québécois ne veulent pas de référendum et qu’on n’avait pas à répondre à une question purement hypothétique.
Mardi dernier, lors de l’étude des crédits du ministère de M. Boulet, le leader........
