Briser l’image de Carney
Il aura fallu à peine 24 heures pour que Bernard Drainville démontre les limites de ce nationalisme de centre droit qu’il entend « porter avec courage et passion » durant la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Invité par Guy A. Lepage à commenter les propos de Mark Carney, dont la déformation de l’histoire canadienne des 250 dernières années a soulevé l’indignation partout au Québec, cet ex-tribun de l’indépendance n’avait rien à en dire. Il ne veut pas « embarquer là-dedans ». Craignait-il que tout le mal qu’il pensait jadis du fédéralisme ressorte d’un coup ? Il doit y avoir des jours où il s’étonne lui-même de ce qu’il s’entend dire.
Le premier ministre canadien ne semble toujours pas comprendre en quoi il a fauté dans son discours livré depuis la Citadelle de Québec. Soit, il y a eu quelques tentatives d’assimilation, a-t-il concédé, mais « on a protégé et — après une autre période — renforcé le français, la culture québécoise, la culture française, les institutions comme le Code civil et d’autres institutions », a-t-il déclaré.
Il est vrai que Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) n’y est pas allé de main morte en décrivant le fédéralisme comme étant un « environnement toxique » fondé sur le « mensonge » et l’« abus de pouvoir », et M. Carney comme l’héritier d’une longue tradition « colonialiste » de « déclin planifié » du Québec.
René Lévesque aurait sans doute été surpris de........
