Trouver les mots, comme Victor Hedman
Mai est le Mois de la sensibilisation à la santé mentale. Au Québec, cette année, c’est aussi le mois des éliminatoires de la coupe Stanley alors que le Canadien est en deuxième ronde après avoir éliminé le Lightning de Tampa Bay en sept matchs.
Prenant la parole devant les journalistes quelques jours après cette défaite, le capitaine du Lightning, Victor Hedman, a expliqué pourquoi il n’avait pas disputé la série. Il ne s’agissait ni d’une fracture ni d’une blessure musculaire. Il s’était retiré pour prendre soin de sa santé mentale.
Et son organisation l’a soutenu. C’est plus important que le résultat d’un septième match.
Nous sommes devenus experts au Canada, pour parler de santé mentale. Nous consacrons des journées, des campagnes et maintenant des mois entiers à sensibiliser la population.
On encourage les gens à demander de l’aide. À parler ouvertement de détresse psychologique. À ne pas souffrir en silence. Et c’est important.
Mais le véritable test ne réside pas dans notre capacité à tenir ce discours. Il réside dans notre capacité à accepter ce qui arrive lorsque quelqu’un demande réellement de l’aide — et que cette demande vient avec un coût concret.
Victor Hedman n’est pas un joueur de soutien. Il est le capitaine du Lightning. Un gagnant du trophée Conn-Smythe. Le genre de joueur dont l’absence change l’issue probable d’une série. Contre le Canadien, cette absence s’est fait sentir.
Et pourtant, avec l’appui de son équipe et de........
