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Décrocher la lune, à Québec

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13.04.2026

« Imaginez, on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été… » – Victor Hugo (lettre de 1861, sac du Palais d’été, Pékin)

À l’heure où, à Québec, on s’engage à mettre en valeur les escaliers de la ville, dont la plupart sont calés dans la luxuriante coulée verte que forme la falaise nord, il devient légitime de songer à redéployer notre espace commun, à le calibrer en fonction du paysage d’origine, de ses panoramas et champs visuels, afin que la splendeur de la vallée du Saint-Laurent s’intègre dans la production d’une composition urbaine affranchie et projetée vers l’avant.

Architecturalement, par addition d’étages, les escaliers sont parmi les premières composantes de « densification ». Avant tout, dans la nature, ils permettent de gravir la falaise. Ce texte propose de réfléchir aux sources paysagères de la ville, le lieu, avant d’emprunter deux escaliers célèbres du cinéma. On pourra ainsi dégager un brin de « poétique de l’espace ». Bien campée dans l’expérience, cette « rêverie » cherche à « insuffler » plus de profondeur dans « l’édifice lunaire » que peuvent représenter les villes.

L’article du réputé magazine National Geographic commence de la sorte : « Quand Henry Hudson a aperçu Manhattan pour la première fois en 1609, qu’a-t-il vu ? » Pour y........

© Le Devoir