Les yeux fermés de Pierre Poilievre
À peu de chose près rapidement oubliée, malgré les successions d’allégations, de rapports et toute une enquête publique sur la question, l’ingérence étrangère n’a pas perdu de temps pour s’immiscer dans la présente campagne électorale fédérale. La confiance citoyenne, fortement ébranlée depuis deux ans, s’érode de plus belle. Cette fois, tant en raison des gestes perfides que de l’inaction indigne de dirigeants conservateurs… canadiens. Ceux qui espéraient perturber le processus démocratique n’auraient pu mieux demander.
Pierre Poilievre s’est surpassé cette semaine dans l’art d’esquiver. Confronté à l’aveu de la première ministre albertaine, Danielle Smith, qui a révélé en entrevue avec le média ultraconservateur américain Breitbart News avoir pratiquement imploré les États-Unis d’user de leur guerre tarifaire pour influencer l’issue de l’élection canadienne, le chef conservateur fédéral a refusé de la condamner. Quant aux allégations selon lesquelles l’ingérence commise par l’Inde lors de la dernière course à la chefferie conservatrice aurait en fait notamment ciblé sa propre candidature, selon le Globe and Mail, M. Poilievre y a répliqué par l’habituelle contre-attaque.
Que le manque de loyauté de Mme Smith soit documenté — © Le Devoir
