L’incertitude comme seule certitude
Le statu quo n’est pas toujours le meilleur des scénarios. À plus forte raison face à l’impétueux président américain, Donald Trump, qui n’a que faire du principe même du libre-échange, mais pour qui, au contraire, tout commerce avec son royaume hégémonique se monnaye désormais à gros prix. À défaut d’avoir été renouvelé, l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) demeure néanmoins en vigueur. Les tarifs sectoriels du président mercantile le sont cependant tout autant et plombent déjà lourdement les industries canadiennes, et surtout québécoises, touchées. Une incertitude économique à laquelle vient maintenant se greffer une révision annuelle de l’accord trilatéral. Loin d’être au point mort, les turbulences menacent d’autant plus de s’envenimer.
Et dire qu’il y a un an, le premier ministre Mark Carney promettait de conclure les négociations de cette révision de l’ACEUM pour de bon en l’espace d’à peine 30 jours… Le gouvernement canadien s’est plutôt enlisé depuis dans une valse-hésitation, entre aplaventrisme, défiance et retour à la compromission. Ses reculs successifs et ses concessions à répétition n’ont été accueillis que par de nouveaux impératifs brandis à chaque détour par le belliqueux président. Si bien qu’alors que le Mexique se........
