Contre parti et démocratie
De tout temps, l’énergie du désespoir s’avère bien piètre conseillère, des partis politiques s’étant tour à tour autotorpillés lorsqu’ils sentaient l’optimisme électoral leur glisser entre les doigts. L’équipe de Christine Fréchette n’est ainsi pas la première et ne sera certainement pas la dernière à y sombrer. Pousser le cynisme de la dernière chance jusqu’à miner au passage la confiance électorale, c’est toutefois atteindre de nouveaux sommets d’inconvenance.
S’il y a une leçon à tirer des tentatives d’ingérence étrangère électorale recensées ces dernières années sur la scène fédérale, c’est bien qu’insuffler dans l’esprit des citoyens un simple doute concernant une telle manipulation démocratique en est l’objectif premier. Semer volontairement ce soupçon, de surcroît, joue précisément le jeu de cette influence clandestine. Une fois installée, cette méfiance ne se dissipe pas aisément, à l’ère du doute constant.
Or, voilà précisément ce que vient de faire la Coalition avenir Québec (CAQ). Car Christine Fréchette est passée, en moins de 12 heures vendredi, de se dire « très préoccupée » par « des informations sérieuses sur de possibles risques d’ingérence américaine dans l’élection québécoise » à certifier qu’il n’y a finalement « rien qui nous amène à croire que ces allégations, ces hypothèses, sont........
