Les deux mots de trop de Michael Rousseau
Il a dit « bonjour », et puis il a dit « merci ». Entre ces deux mots de façade, le p.-d.g. d’Air Canada, Michael Rousseau, a livré sa vidéo de condoléances en anglais seulement. C’était à la suite de la mort tragique de deux de ses pilotes dans une collision à l’aéroport LaGuardia, à New York. Pour tous les employés et passagers francophones du vol AC8646, et pour les proches d’Antoine Forest, ce pilote québécois de 30 ans décédé dans la tragédie, pas le moindre effort pour dire en français quelques mots d’empathie sincères. Sorry, not sorry.
À travers cette gifle, le Québec reçoit un autre indice de ce qu’on pourrait nommer le mépris ordinaire face au caractère distinct du français. Une indifférence devenue presque banale — aux yeux des délinquants — tant elle se reproduit encore et encore dans le temps, malgré tous les hauts cris. Michael Rousseau en incarne le parfait profil car il s’agit d’un récidiviste sans remords. Ses excuses tombées ce jeudi après trois jours de controverse sont peu convaincantes. Il réussit même à décocher une flèche à ses détracteurs, déplorant que tout ce bruit autour de son français inexistant ait pris le pas sur le deuil des familles. Il n’a donc vraiment rien saisi des raisons profondes ayant nourri ce tollé.
N’était-ce pas lui qui, en 2021, à peine nommé à la tête d’Air Canada, avait offert un........
