Des parcs éoliens et des panneaux photovoltaïques près des barrages
En mai 2023, Alexis Riopel publiait un texte très éclairant sur la possibilité de jumeler des parcs éoliens aux barrages dans lequel il citait Martin Roch, un lecteurs du Devoir : « Je vois des avantages : connexion facile au réseau, modulation de l’offre et de la demande avec le barrage, installation loin des zones habitées. » Cette théorie est loin d’être farfelue, selon Bernard Saulnier, ingénieur retraité d’Hydro-Québec et spécialiste de l’énergie éolienne.
Or, depuis 2023, plus un mot sur cette question. Le 1er avril, un article, encore une fois d’Alexis Riopel, vient ajouter une pierre en parlant du potentiel des panneaux photovoltaïques.
Toutes ces sources d’énergie naturelle — eau, vent, soleil — pourraient provenir des immenses réservoirs d’eau d’Hydro-Québec, des grands vents qui les parcourent et des périodes d’ensoleillement quasi continu en été dans le nord du Québec. Ces sources sont situées dans des territoires appartenant déjà à Hydro-Québec ou faisant l’objet d’ententes avec les Premières Nations. À partir des barrages actuels, leur énergie « trijumelée » pourrait être canalisée dans les réseaux déjà existants de distribution d’Hydro-Québec. Pas nécessaire, donc, de construire de nouveaux pylônes fragiles aux intempéries de plus en plus fortes dues aux changements climatiques.
Et effectivement, on pourrait se passer tout de suite les débats actuels, à savoir qui veut des éoliennes dans sa cour et qui n’en veut pas, qui veut en tirer de l’argent et qui veut protéger les paysages et les terres agricoles. Quitte à organiser des voyages touristiques aux barrages d’Hydro-Québec pour qui veut les admirer ! Allô ! Le Québec et la terre appellent Hydro-Québec !
