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Non-assistance à agence en danger

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19.03.2025

Personne ne s’était imaginé que la transition serait facile. Mais fallait-il qu’elle soit orageuse à ce point ? Plus on en apprend sur les turbulences qui agitent le vol inaugural de l’agence Santé Québec, plus on se dit que l’écrasement est loin d’être exclu.

En optant pour une structure bicéphale, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’était candidement réjoui de poser des garde-fous, dont on découvre les immenses limites. Il n’aura fallu que quelques mois pour que le mariage de raison entre le privé, incarné par la numéro un de l’agence, Geneviève Biron, et le public, personnifié par son numéro deux, Frédéric Abergel, vole en éclats.

Des sources internes ont raconté au Devoir avoir été les témoins de tensions croissantes entre la femme d’affaires et le gestionnaire public de carrière, remercié le 3 mars dernier. On comprend que la première, plus centralisatrice, tirait de son côté pour que les établissements de santé développent une vision commune, tandis que le second défendait plutôt la nécessité d’assurer à chacun une certaine autonomie. Leurs vues se seraient révélées inconciliables.

On veut bien croire qu’il valait mieux mettre un terme à cette union contre nature plutôt que de s’acharner à la sauver en vain. Reste qu’on s’inquiète de lire dans

© Le Devoir