Désapprobation sociale
La construction d’un mégaposte électrique sur les jardins et les espaces verts de la Grande Bibliothèque ne passe pas, des mois après les premiers éclats d’une indignation populaire qui ne cesse d’enfler depuis. La mobilisation n’est pas que forte, elle est polymorphe, rassemblant aussi bien d’anciennes ministres que des sommités du monde universitaire, des artistes, des professeurs, des urbanistes, des architectes, des archivistes, des citoyens et des élus. Ceux-ci refusent de se faire les complices d’une « plaie » posée sur un quartier déjà déparé et souffreteux.
Quiconque fréquente le Quartier latin sait combien cet espace a été outragé par l’urbanisme autoritaire des années 1950, à qui on doit notamment cette vilaine tranchée qu’est devenue la rue Berri, à la hauteur de la côte à Baron. Rien dans ce qui a été présenté jusqu’ici, avec la bénédiction du gouvernement Legault, ne cherche vraiment à corriger cette infamie perçue comme une fatalité.
C’est un peu comme pour l’autoroute Métropolitaine. Fruit d’une aberration........
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