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Éditorial | Jeter sa fortune hydrique par les fenêtres

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22.07.2026

Dans un monde passé en « faillite hydrique » persistante, selon la formule du plus récent rapport de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations unies, le Québec fait figure d’oasis. Il est vrai qu’avec 3 % des réserves en eau douce renouvelables de la planète, nous sommes assis sur une mine d’or bleu. Cette superpuissance vient toutefois avec de super responsabilités qu’il serait grand temps qu’on assume.

Le Devoir publiait ce week-end dans son cahier Perspectives une radiographie de notre rapport compliqué à notre or bleu. On s’y découvrait privilégiés parmi les privilégiés — et champions olympiques de la piscine privée ! —, mais aussi incorrigiblement dépensiers et indécrottablement gaspilleurs. Cette combinaison n’est pas à la hauteur de la richesse dont nous sommes les choyés dépositaires.

Depuis 2009, le caractère collectif de nos ressources en eau est pourtant affirmé noir sur blanc dans une loi, qui fait de l’État le gardien légitime de ce patrimoine commun au bénéfice des générations présentes et futures. Mais quand ça ruisselle de partout, on a tendance à voir le verre perpétuellement plein et à trinquer sans penser au lendemain.

Le problème est tout à la fois individuel et collectif. Nous consommons au Québec 50 % plus d’eau que le citoyen moyen du reste du Canada,........

© Le Devoir