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La diplomatie du «goon»

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06.03.2026

Après avoir souhaité une victoire canadienne lors de la finale de hockey masculin des Jeux de Milan-Cortina, puis assisté à la défaite in extremis de la bande à Crosby, loin de vivre un deuil national, je me suis plutôt réjoui du triomphe de Team USA.

Nous venions d’assister à une performance rien de moins qu’historique de la part du gardien états-unien, Connor Hellebuyck : 41 arrêts, dont plusieurs acrobatiques. Ça fait toujours plaisir de voir un être humain réussir à secouer la réputation de « chokeux » qui lui collait à la peau, parce que c’est l’étiquette la plus infamante de tout le sport professionnel.

Et quand j’ai vu les joueurs des États-Unis, après le match, parader au centre de la glace avec un chandail d’équipe au nom de Johnny Gaudreau, absurdement fauché par un chauffard ivre sur une route du New Jersey, mais qui aurait dû se trouver parmi eux ce jour-là, avec la même médaille d’or au cou — oui, Johnny Hockey, comme on l’appelait, auréolé de gloire posthume sous les yeux de ses parents en larmes dans la foule, pour son dernier tour de patinoire —, je me suis dit, c’est bien sûr, que ces gars-là avaient le cœur à la bonne place.

La veille, j’avais visionné un documentaire sur le « miracle » de Lake Placid, où une équipe de collégiens et de cols bleus issus, pour la plupart, de familles ouvrières du Minnesota a battu, en finale des Jeux de 1980, la puissante machine rouge de l’URSS et ses athlètes d’élite dorlotés par l’État socialiste, pour causer LA SURPRISE et provoquer, dans la foulée de l’intervention des tanks de Brejnev en Afghanistan, un sursaut........

© Le Devoir