La complainte des Bills
L’« inexpert » de football que je suis a connu un difficile tour éliminatoire la semaine dernière. Le résultat de mes prédictions ? Zéro en quatre. Les Forty-Niners étaient encore plus amochés que je ne le pensais, et les Patriots, qui ont participé à plus du quart de tous les Super Bowl depuis 1986, ont-ils vraiment besoin d’un autre championnat ? S’ils doivent l’atteindre de nouveau, j’aurais aimé que ce soit contre « Da Bears » : Drake Maye contre Caleb Williams, une nouvelle génération de quarts au sommet. Mais à quoi bon réussir une passe de touché miraculeuse dans les derniers instants du match, comme l’a fait Caleb contre les Rams, si c’est pour se voir imposer, ensuite, une sélection de jeux pourrie en prolongation ?
Mais rien de ce qui précède ne m’a autant brisé le cœur que la défaite des Bills de Buffalo, oh, cette pénible et lancinante impression de déjà-vu… C’était le jour de la Marmotte deux semaines d’avance ! Quand le quart-arrière des grands perdants, en point de presse après le match, a fondu en sanglots, on s’est retrouvé au-delà du spectacle, dans la tristesse infinie de quelque chose, homme ou rêve, qui venait de se briser… Un peu plus et on l’entendait gémir en direct, dans notre salon : « Y a pas de place, au Superbowl, pour les Josh Allen du monde entier ! »
Pour une sixième saison de suite, les Bills, après avoir atteint au moins le deuxième tour des séries, ont été incapables de se frayer un chemin jusqu’au gros match. Au cours de cette période, ils ont compilé le meilleur dossier de la NFL, ont marqué le plus de points et en ont concédé le moins, pour un........
