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Les illusionnistes

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19.09.2026

Lorsque le Parti québécois (PQ) est arrivé au pouvoir la dernière fois, en 2012, la dette nette du Québec avait atteint un sommet historique de près de 54 % du produit intérieur brut (PIB), de loin le niveau le plus élevé parmi les provinces canadiennes. Ce chiffre n’a pas beaucoup bougé lors des 18 mois que le PQ a passés au pouvoir. Mais il a chuté par la suite par plus de 16 points de pourcentage, pour atteindre 37,5 % en 2023, avant de recommencer à monter depuis. En tout, l’État québécois doit environ 253 milliards à ses créanciers.

C’est ainsi que le prochain gouvernement devra se colleter avec une dette nette d’environ 38 % du PIB, dans un contexte où les taux d’intérêt bondissent et où la croissance économique ralentit. Il s’agit certes d’une situation délicate, mais elle est loin d’être la catastrophe à laquelle on ferait face si rien n’avait été fait à l’époque : le Québec se dirigeait alors vers un mur.

Malgré tout le mal qui a été dit des années d’austérité sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, le rétablissement des finances publiques effectué par ce dernier a créé une marge de manœuvre pour l’État québécois et redonné confiance aux investisseurs qui achètent, faut-il le rappeler, les obligations du Québec.

Sous M. Couillard, un déficit structurel a été transformé en surplus. Le gouvernement caquiste de François Legault a renoué avec les déficits, ce qui a mené à une baisse de la cote de crédit de la province. Il n’empêche que les finances publiques du Québec se portent beaucoup mieux maintenant que........

© Le Devoir