menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Chronique | Le mystère Carney

16 0
27.06.2026

Décidément, les Québécois ne se lassent pas de Mark Carney. Plus d’un an après son arrivée au pouvoir, le premier ministre fédéral demeure, de loin, la personnalité politique la plus populaire au Québec. Avec un taux d’appréciation de 60 %, selon le dernier baromètre de la firme Léger, M. Carney dépasse la première ministre québécoise, Christine Fréchette (à 50 %), dont l’entrée en fonction ne date que d’il y a un peu plus de deux mois. Quant au chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (à 44 %), et au chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard (à 33 %), ils traînent loin derrière l’Albertain qui règne à Ottawa.

La popularité de M. Carney confond ses critiques dans la mesure où, depuis un an, le premier ministre libéral privilégie des politiques plutôt impopulaires au Québec. On peut penser à ses nombreux reculs en matière d’environnement, lesquels ont précipité la démission de Steven Guilbeault, ou au retrait de la taxe sur les services numériques annoncé il y a un an dans le but d’amadouer le président Donald Trump en prévision des négociations sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). M. Carney semble par ailleurs faire tout en son pouvoir pour faciliter la construction d’un nouvel oléoduc entre l’Alberta et la côte ouest de la Colombie-Britannique.

Le discours qu’a prononcé M. Carney à la Citadelle de Québec, en janvier dernier, et dans lequel il a décrit........

© Le Devoir