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Chronique | L’Eurovision et l’unité nationale

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03.07.2026

La journée de la fête du Canada ne s’est pas déroulée exactement comme Mark Carney l’avait prévu. Alors que les mouvements souverainistes s’agitent en Alberta et au Québec, le premier ministre fédéral voulait profiter du 159e anniversaire de la Confédération pour vanter les mérites d’un Canada uni à un moment charnière de l’histoire du pays. L’occasion aura été bonne pour rappeler aux Canadiens, comme M. Carney l’avait fait dans un message publié tôt le 1er juillet sur les réseaux sociaux, qu’ils habitent « un pays formidable, qui touche à trois océans, couvre six fuseaux horaires et s’étend sur dix millions de kilomètres carrés de paysages à couper le souffle ».

M. Carney avait aussi réservé quelques surprises pour la foule réunie sur les plaines LeBreton à Ottawa. Il y a prononcé le traditionnel discours du premier ministre lors des cérémonies de la fête du Canada, et en a profité pour annoncer que la capitale fédérale a été choisie pour accueillir le Sommet de la Francophonie en 2028.

Mais la pièce de résistance de sa prestation fut incontestablement la révélation que le Canada allait participer au concours Eurovision de la chanson à partir de 2027, permettant ainsi au « pays le plus européen des pays non européens », comme M. Carney s’obstine à le décrire, de se rapprocher un peu plus du Vieux Continent, et aux Canadiens de se réunir derrière ses artistes sur la scène internationale. « La........

© Le Devoir