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Au secours des champignons

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09.06.2026

Au Québec, on parle beaucoup de protéger les animaux et les plantes, mais rarement les champignons. Il est pourtant temps que leur protection fasse, elle aussi, partie de la discussion.

Même si on ne les voit pas toujours, les champignons sont partout autour de nous et jouent des rôles indispensables dans le fonctionnement, la santé et la résilience des écosystèmes. Que ce soit en tant que décomposeurs recyclant la matière organique et contribuant à la fertilité des sols, en tant que partenaires symbiotiques des racines des plantes, les aidant à croître et à faire face à divers stress environnementaux, ou encore en tant que parasites ou pathogènes, les champignons fournissent de nombreux services écosystémiques dont dépendent directement les sociétés humaines et l’économie mondiale.

Il s’agit aussi d’un groupe d’organismes remarquablement diversifié, probablement même plus diversifié que les insectes. Malgré cela, les champignons comptent parmi les organismes les moins connus et les moins protégés, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Drôle de sort pour un groupe d’êtres vivants sans lesquels le monde tel que nous le connaissons n’existerait pas.

Les champignons restent les grands oubliés des politiques de conservation. Partout dans le monde, la grande majorité des lois environnementales et des actions menées pour protéger la biodiversité s’applique uniquement à la faune et à la flore.

Pourtant, depuis 1969, la science reconnaît que les champignons constituent un règne à part entière du vivant. Mais cette réalité scientifique tarde encore à se traduire dans nos lois et dans nos stratégies de protection de l’environnement.

C’est pour combler ce vide que la Fungi Foundation a lancé, en 2018, l’initiative Triple F — pour « Fauna, Flora and Funga ». Le terme « fonge », traduction française de « funga », désigne l’ensemble des champignons d’une région, d’un........

© Le Devoir